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Fraizochocolat
Une page, un jour. 2 
16th-Sep-2007 09:52 am
J'aurai plutôt du mettre : une scène un jour.
Voici donc la scène que j'aurai du écrire hier ;P

La porte de débarquement B36X était beaucoup moins encombrée que le reste de l’aéroport. Rien d’étonnant à cela, puisqu’elle était réservée aux vaisseaux sénatoriaux, et qu’à cette période-ci, les hommes les plus puissants de l’Empire n’avaient rien à faire en Zone 5. Le Sénat les retenait à quelques heures de vol à peine, en Zone 1, le siège de l’Impératrice.
S’il y avait des passagers dans le vaisseaux qui venait de se poser vingt minutes auparavant, ce n’était pas des hommes politiques, mais uniquement des fonctionnaires en mission spéciale, ce qui même là était peu probable. Ou des élèves de l’Académie, la raison pour laquelle Odys attendait patiemment que les portes s’ouvrent.
Il n’y avait pas de contrôle douanier à B36X. Qui oserait vérifier les bagages ou l’identité de porteurs de plaques sénatoriales ? Cela dépasserait les limites de la bienséance, et les forces de sécurité n’oseraient jamais oser un tel affront.
Odys se demanda un bref instant ce qu’ils feraient tous si un indépendantiste, ou un terroriste quelconque, aurait assez de patience pour accéder au Sénat avant d’opérer quelque action d’éclat. C’était une supposition dont la probabilité de réussite ne dépassait pas les 1%. Mais elle existait. Et seule le manque de courage, et de vision à long terme, abaissait ce chiffre. Car finalement, si des enfant de dix-sept ans pouvaient emprunter ce vaisseau et ce couloir, alors cela ne faisait à un apprenti terroriste que deux ou trois ans et quelques relations pour arriver à ses fins.
Le jeune homme interrompit ses réflexions lorsque le voyant lumineux indiquant l’arrivée des passagers clignota.
« Porte B36X, transport sénatorial. Bienvenus en Zone 5. »
Deux trentenaires aux cheveux déjà grisonnants, typiques des fonctionnaires, traversèrent les portes de verre avant qu’Odys n’aperçoive son frère.
Bien que jumeaux et ainsi identiques physiquement en tout point, il n’était pas très difficile de distinguer Samuel d’Odys. Là où ce dernier mettait à l’épreuve son perfectionnisme vestimentaire, Samuel n’opérait qu’un savant mélange entre négligence assumée et clochardise. Bien que le mot de clochard soit peut-être un peu exagéré ; après tout, Samuel avait une hygiène irréprochable. Mais il ne prenait jamais le temps de se coiffer, ayant développer d’impressionnants épis sur des cheveux pourtant courts. Sa veste était toujours bien taillée mais aussi pourvue d’une vie propre. La fatigue qu’Odys devinait dans les yeux embrumés de son frère ajoutait une touche pittoresque à ce tableau.
_ Tu as fêté la fin des vacances ? demanda Odys en guise de préambule, accueillant l’embrassade de son frère avec une chaleur qu’il ne dispensait que rarement.
_ De quelles vacances parles-tu ? Celles qui t’ont permis de bronzer au soleil, ou celles que j’ai passé à étudier les dossiers du sénateur ?
Le ton las de Samuel contrastait avec le sourire qu’il affichait. Il remit ses vêtements un peu en ordre sous l’oeil sévère d’Odys, tout en continuant. Le flux de paroles de Samuel était aussi un point qui les distinguait.
_ Je voulais piquer un somme pendant le voyage ; tu sais comme ce genre de trajet m’ennuie au plus haut point. Mais j’avais de la compagnie.
_ Tu étais avec Victor, mais ça ne t’empêche pas de dormir d’habitude.
Samuel eut un sourire en coin, un de ceux qu’il avait développé à l’adolescence en commençant à s’intéresser aux corps des autres plutôt qu’au sien.
_ Oh, Victor était très intéressant aujourd’hui.
Odys souleva un sourcil interrogateur, mais Samuel n’était pas prêt à lui révéler le secret de son absence de sieste.
Il n’eut cependant pas longtemps à attendre. Deux adolescents aux visages trop sérieux venaient d’arriver. Cela ne répondait pas vraiment aux questions d’Odys. Samuel n’avait jamais eu de goût pour les garçons ; une autre différence. Et d’ailleurs, les deux jeunes gens n’avaient pas grand intérêt. Quoique le blondinet soit assez mignon, il ne répondait pas aux exigences personnelles d’Odys, qui avait un goût prononcé pour les physiques plus exotiques. Et le second adolescent lui parut tout de suite antipathique. Peut-être était-ce sa vulgarité affiché ou le fait qu’il le regarde droit dans les yeux sans fléchir, avec une insolence revendiquée.
Odys se tourna vers son frère, sourcils froncé. Celui-ci éclata de rire : _ Oh non, ce n’est pas d’eux que je parlais, mais d’elle.
Il chuchota presque la fin de sa phrase. Et Odys comprit immédiatement pourquoi.
Derrière les deux garçons se tenait un jeune fille ne devant pas avoir plus de treize ans. Tout dans son physique, de ses longs cheveux blonds à sa silhouette fine et son visage rond et ouvert, indiquait un fort lien de parenté avec le blondinet. Mais il n’y avait pas que ça. Quelque chose lui suggérait qu’il connaissait la famille. Peut-être les yeux d’un gris glacé.
Samuel s’approcha du nouveau groupe. Le sourire éclatant que lui rendit la jeune fille expliqua en un instant l’état de Samuel.
_ Odys, laisse-moi te présenter Rose Stevens, la cousine de Victor, qui vient passer son année en pensionnat ici-même, en Zone 5.
Rose fit une petite révérence à Odys, qu’il lui rendit, se demandant tout de même depuis quand son frère séduisait des gamines aussi jeunes.
_ Et voici Tomy Stevens, son frère, qui entre à l’Académie, continua Samuel, visiblement enchanté de faire les présentations.
Tomy s’approcha et tendit les deux paumes levées à Odys. Victor lui avait effectivement parlé de ce jeune cousin converti à l’ordre Paxi, à sa propre demande, quelques anénes plus tôt. Trois larges bandeaux de tatouage rouge cerclaient les poignets du jeune homme, et Odys devinait qu’il devait en porter quelques autres sous ses vêtements blancs. Un lourd pendentif était accroché à sa ceinture. Odys savait qu’il représentait le système Paxi, surmonté des chiffres symboles de l’Ordre, mais il ne vérifia pas. Regarder ce symbole était considéré comme une injure à l’ordre.
L’Académie n’accueillait que rarement des hommes de religion, mais cela n’était pas si exceptionnel, quand l’on considérait leur proportion au sein des institutions politiques. Cela dit, tous les élèves d’Ophir n’avaient pas sa tolérance.
_ Je te présente aussi...
_ Je n’ai pas besoin qu’on me présente.
Le second garçon s’éloigna du grouep, non sans avoir jeté un regard dédagneux à Odys. Cela n’empêcha pas ce dernier de le détailler également. Plus petit et tassé que Tomy, alors qu’ils semblaient avoir le même âge, il était habillé d’un uniforme noir un peu trop grand qui n’arrivait pas à cacher une éducation forcément militaire. On ne se tenait pas aussi droit, et de façon aussi raide, et aussi naturelle, sans avoir connu l’armée. A cet âge, c’était bien sûr possible, mais pour un membre de la haute société ? Les grandes familles référaient souvent dorloter leurs enfants en les envoyant en pensionnats plutôt qu’à l’armée.
Odys avait déjà deviné qu’il s’agissait aussi d’un Stevens, malgré les différences physiques par rapport à Tomy et Rose. Un visage plus carré, une peau brune, des cheveux d’un noir de charbon, et des yeux d’un vert presque enflammés : tout était si éloigné de la froideur des deux autres enfants.
Le garçon fouilla dans sa poche et en sortit un briquet et une cigarette. Sa main se dégagea assez longtemps de la manche de sa veste pour qu’Odys aperçoivent les circonvolutions d’un tatouage. Aussitôt son identité lui sauta aux yeux.
Le système des familles et des clans se matérialisait par de nombreuses marques corporelles. Les parties du corps les plus importantes était le torse, le dos, et les bras. Plus un individu était important au sein de son groupe, ou au sein de sa famille s’il était un héritier, plus ces parties étaient recouvertes. Un héritier direct voyait son épaule se couvrir de dessins. S’il se retrouvait à la première place dans l’ordre de succession, le haut de son bras subissait le même traîtement. C’était son cas et celui de Samuel. Cela aurait été le cas de Victor si ce dernier avait supporté l’épreuve du tatouage.
Seuls les chefs de clans recouvraient leurs avant-bras.
Quand celui-ci hériterait vraiment des pouvoirs de sa famille, pensa Odys en regardant le garçon s’éloigner un peu plus, une cigarette entre les lèvres, même le bout de ses doigts serait tatoué.
Johnny Stevens, unique héritier d’un autre Johnny Stevens, chef des armées impériales, et grand patriarche du clan Stevens, tout en étant le pire ennemi de Victor. Si le fils était le résultat de son père, Odys comprenait aisément pourquoi.
Johnny Stevens n’avait pourtant aucun intérêt à ses yeux. Ce n’était qu’un petit con, et l’Académie lui remettrait les idées en place.
Odys haussa les épaules et se tourna à nouveau vers la porte de débarquement, accueillant à bras ouvert le fauteuil roulant qui venait d’arriver, avec à son bord son meilleur ami, Victor Stevens.

Et la question : que pensez-vous des nouveaux personnages ? Est-ce qu'ils arrivent trop rapidement ou non ? Etc..

^^
Bonne lecture !
Comments 
(Deleted comment)
16th-Sep-2007 11:14 am (UTC)
^o^

Je met en avant mon "devoir de réserve" sur Victor.

C'est pas très grave pour Tomy, vu qu'il est dans la scène juste après. Pour Rose je vais voir suivant l'histoire. Elle n'a qu'un rôle secondaire de toute façon.
C'est le plus important ! ^o^
*retourne à sa scène 3*
(Deleted comment)
16th-Sep-2007 04:44 pm (UTC)
Donc ça viendra :P

Les frères Villocci sont effectivement libertins.
Pour Rose. Elle est effectivement jeune, mais l'explication est plus simple que ça.
See next chapter.
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